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L’EAU THERMALE PASSEE AU CRIBLE

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L’EAU THERMALE PASSEE AU CRIBLE

L’EAU THERMALE PASSEE AU CRIBLE

Isabelle Sibille Mairot nous explique les enjeux liés à la qualité de l’eau thermale et la réglementation qui s’impose aux établissements.
Isabelle Sibille Mairot, Docteur ès Sciences Chimie et Microbiologie de l’Eau, est responsable des laboratoires de surveillance et du Service Central Qualité, Hygiène et Ingénierie Sanitaire à la Chaîne Thermale du Soleil.

En quoi est-ce important de contrôler la qualité de l’eau dans un établissement thermal ?

Le contrôle de l’eau thermale a deux grands objectifs :
• s’assurer que les caractéristiques physico-chimiques de l’eau sont stables et donc que ses vertus thérapeutiques sont préservées
• vérifier l’absence de germes. Ces deux caractéristiques sont essentielles pour garantir la qualité des soins et la sécurité totale des curistes.

Quelles sont les obligations des établissements thermaux pour garantir la qualité de l’eau thermale ?

Les établissements sont soumis à des contrôles sanitaires règlementaires, commandités par l’Agence Régionale de Santé. Concrètement, un point de prélèvement pour chaque unité de distribution est contrôlé tous les mois. Les analyses sont traitées par un laboratoire agréé pour l’eau minérale et, la plupart du temps, accrédité Cofrac (les compétences et l’impartialité du laboratoire sont reconnues et attestées).
Mais pour garantir la qualité de leur eau et pour éviter le moindre risque, les établissements mettent en oeuvre des mesures supplémentaires, à travers un programme d’analyse de surveillance mis en place avec l’ARS par exemple, et même des contrôles sanitaires supplémentaires jusqu’à plusieurs fois par semaine.

Comment l’eau thermale est-elle contrôlée ?

Entre 5 et 7 germes sont recherchés dans l’eau thermale, en fonction de la catégorie du soin effectué au niveau du point de contrôle :
• catégorie 1 : contact direct avec les muqueuses respiratoires
• catégorie 2 : contact avec les muqueuses internes autres que respiratoires
• catégorie 3 : soins externes individuels
• catégorie 4 : soins collectifs.
La réglementation en vigueur est plus stricte que pour les piscines, spas ou centres de thalassothérapie : elle impose l’absence totale de germes dans l’eau contrôlée, sans aucune marge d’erreur.

Que se passe-t-il en cas d’analyse bactériologique non conforme ?

En cas de présence de germes, l’établissement applique la règlementation en vigueur, dont la priorité est la sécurité du patient. L’établissement s’expose à la fermeture du point d’eau (la cabine de soin contrôlée par exemple), voire de l’unité ou même de l’établissement selon les résultats des analyses, le germe détecté, la catégorie de soin concernée et le risque que cela représente pour les curistes.

Source CNETH

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