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TOUT SAVOIR SUR LES BOUES THERMALES

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TOUT SAVOIR SUR LES BOUES THERMALES

TOUT SAVOIR SUR LES BOUES THERMALES

L’application des boues thermales est très ancienne et remonte à l’Antiquité. Avec à la clé des résultats très positifs sur la baisse de la douleur et l’amélioration de la qualité de vie.

Chaude et réconfortante, la boue a des effets apaisants sur la douleur.
« Pour la composer, on utilise un mélange de solide et de liquide : de l’eau minérale naturelle de la station à laquelle on ajoute un sédiment : de la tourbe, de l’argile, du kaolin… » explique le docteur Alain Garcia, médecin conseil de la Chaîne Thermale du Soleil. « L’argile se gorge d’eau et emmagasine de la chaleur qui se diffuse ensuite dans le corps du curiste. ».
Certaines stations utilisent un péloïde, une boue souvent tirée des rivières, et maturée à l’eau minérale naturelle pendant plusieurs jours soit
dans des cuves, soit à l’air libre. Elle emmagasine des substrats biologiques et organiques.

Bains, cataplasmes : comment les boues sont-elles appliquées ?

Le bain

Individuel ou collectif, le bain de boue permet au curiste de s’immerger jusqu’au cou dans un bassin à la texture homogène et à la chaleur diffuse de 38 degrés. Par son effet d’apesanteur, il a une vertu de détente et d’apaisement qui s’ajoute aux effets bénéfiques des bains d’eau minérale naturelle. Particulièrement prescrit pour les pathologies rhumatologiques, le bain de boue est également bénéfique en phlébologie, dermatologie et même neurologie.

Les applications

Appliquée sur la zone à traiter, la boue est recouverte d’un film plastique et d’une couverture lorsqu’elle commence à refroidir. Cette technique offre un effet de vasodilatation. L’installation favorise également la pénétration des différents acides aminés de l’eau thermale. En cataplasmes, le temps de pause varie entre 10 et 20 minutes et la température de la boue s’élève entre 44°C et 48°C ce qui offre un effet antalgique et décongestionnant important.

À noter que les deux soins peuvent être tous les deux prescrits pendant une cure et peuvent se montrer complémentaires selon l’orientation thérapeutique et la pathologie.

D’autres soins peuvent également être prescrits par le médecin thermal, qui prend en compte la pathologie, ses localisations et le contexte psychologique du patient… Les personnes souffrant d’arthrose par exemple peuvent se soulager en trempant mains et poignets dans les boues et en les malaxant.
Des pédiluves de boue, c’est-à-dire des bains pour pédifoulage, sont également conseillés pour les indications de phlébologie et de rhumatologie.

Des prescriptions indiquées dans de nombreuses pathologies

Le médecin en station peut prescrire l’application de boues dans de nombreux troubles :
Rhumatologie : les traumatismes ostéo-articulaires, les rhumatismes inflammatoires, les spondylarthrites, les polyarthrites, les périarthrites de l’épaule, par exemple (orientation rhumatologie).
Gynécologie : les cataplasmes de boue sont bénéfiques : région pelvienne, affections, état inflammatoire et troubles de la ménopause, stimulation endocrinienne. Les cataplasmes sont efficaces au niveau du pelvis pour des raisons antalgiques et décongestionnantes.
• Les affections urinaires : douleurs cystites ou prostatiques.
• Les affections digestives, hépatobiliaires : ici on applique un gros cataplasme au niveau de l’abdomen, pour lutter contre les inflammations de l’abdomen ou du tube digestif.
• Pour les douleurs dorso-lombaires : l’effet est sédatif et décongestionnant.
• En phlébologie, les boues vont décontracturer : on utilise des températures moindres, de 36°C environ.

Réduction de la douleur : d’excellents résultats post-cure

La prescription de boue est effectuée par le médecin en station. Les résultats sont visibles, surtout en rhumatologie où elle permet d’augmenter le périmètre de marche sans douleur et donc d’améliorer son autonomie, voire d’éviter une hospitalisation ou son transfert dans une structure médicalisée.
« À la sortie de la cure, les personnes consomment deux tiers
d’antalgiques en moins. La douleur est réduite de 18 % ! Pour les
pathologies respiratoires aussi, comme l’asthme, on a une réduction
de la consommation de médicament. En gynécologie, la qualité de vie
s’améliore de 45 %. Les effets sont si bénéfiques pour l’ensemble des
curistes qu’ils reviennent pour poursuivre la réduction de leur douleur »,
conclut le docteur Garcia.

Source CNETH

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