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LA DIETETIQUE EN CURE THERMALE

Cure Thermale

LA DIETETIQUE EN CURE THERMALE

LA DIETETIQUE EN CURE THERMALE

Avis d’expert

avec Florianne Motch, Diététicienne-nutritionniste

aux Thermes de Gréoux-les-Bains

Florianne a seulement 28 ans, mais elle est diététicienne depuis 2010. Suite à sa formation spécialisée, elle s’est d’abord dirigée vers l’hygiène alimentaire dans la restauration collective. Bien que le secteur soit formateur, elle a rapidement souhaité se rapprocher de la diététique thérapeutique, en vue d’être sur le terrain à l’affût des problématiques des patients. Elle a eu la chance d’intégrer la Chaîne Thermale du Soleil, en tant que diététicienne aux Thermes de Gréoux-les-BainsUne belle aventure qui dure depuis 6 ans !

 

1/ Selon vous, quel est le rôle de la prise en charge diététique au sein de la cure thermale ?

La diététique a entièrement sa place au sein d’un établissement thermal, lieu où l’on vient se ressourcer et améliorer sa santé.

En effet, les problèmes de surpoids peuvent amplifier les douleurs et l’évolution de certaines pathologies rhumatismales (arthrose) et respiratoires (apnée du sommeil).

Le but étant de les prévenir et de les prendre en charge. Certaines stations proposent même des cures spécifiques pour le syndrome métabolique (Eugénie-les-Bains, Bains-les-Bains, Le Boulou, La Preste-les-Bains).

J’ai remarqué que les personnes sont plus à l’écoute et disponibles pour s’informer lorsqu’elles sont en cure. Combien de curistes me disent : « Cela fait longtemps que j’y pense et je prends enfin le temps de consulter une diététicienne ».

 

2/ Pourriez-vous nous expliquer brièvement les principes d’une alimentation saine ?

Bien sûr, une alimentation riche en végétaux (fruits, légumes, céréales, légumes secs), qui vont apporter des fibres et divers vitamines, minéraux et antioxydants qui ont un rôle protecteur contre certaines pathologies et dont les besoins sont augmentés chez les séniors.

Les fruits et légumes devraient être présents à chaque repas, tout comme les féculents (trop souvent mis de côté) pour leur rôle énergétique et satiétogène. Privilégier des produits de saison, frais, bruts et peu transformés par l’industrie agroalimentaire.

Ne pas oublier non plus les protéines une à deux fois par jour afin de maintenir un bon statut musculaire. (On pense tout de suite à la viande, mais cela comprend également les poissons, fruits de mer, abats, produits laitiers…)

Si on les tolère bien, les laitages et fromages ont leur place dans notre alimentation de par leur teneur en calcium, protéines, vitamines A et du groupe B, ainsi qu’en oligoéléments comme l’iode et le zinc.

Certains acides gras sont indispensables, c’est donc bien de réduire mais surtout de bien choisir les matières grasses. Consommer en quantité contrôlée un peu de beurre cru et des huiles riches en acides gras poly insaturés de la famille oméga 3 (colza, noix…)

Et puis se faire plaisir ! Nous mangeons pour nous nourrir et rester en bonne santé, mais également car c’est un acte convivial et source de plaisir. Un aliment sans intérêt nutritionnel peut quand même trouver sa place dans l’alimentation s’il est consommé en petite quantité ou moins fréquemment. C’est un principe de l’équilibre alimentaire : n’écarter aucun aliment.

Gardons à l’esprit la notion de qualité des produits (ce que l’on met dans notre assiette) et la notion de quantité (quelle importance à tel ou tel aliment dans notre alimentation) et plus on varie, plus on expose notre organisme à des composés intéressants.

De plus, chacun a des besoins nutritionnels, des antécédents médicaux et des habitudes de vie différents, c’est pourquoi ce qui est peut être adapté à quelqu’un ne le sera sûrement pas pour son voisin !

L’important est de trouver une alimentation qui convienne à chacun et c’est à ce niveau que le diététicien intervient.

 

3/ Comment faites-vous pour sensibiliser les curistes à l’enjeu d’une nutrition équilibrée ?

Une grande partie des personnes qui viennent me voir sont déjà sensibilisées grâce à leur médecin ou tout simplement aux messages véhiculés par les médias.

Mais à l’échelle des thermes, je propose des conférences et des ateliers portant sur des thèmes variés afin d’attirer les curistes sur la question de l’hygiène alimentaire. Ces moments permettent de créer de nombreux échanges constructifs et placent le curiste en tant qu’acteur de sa santé.

Les consultations individuelles aident à mettre en évidence les difficultés rencontrées et permettent de délivrer des conseils alimentaires adaptés ; toujours dans le but d’améliorer la qualité de vie.
Nous organisons régulièrement au sein de notre établissement des journées à thèmes (obésité, asthme, diabète, ostéoporose) avec des stands d’information dans le hall des thermes. Pour l’occasion, nous proposons des séances d’activité physique découverte (Pilates, marche active…).

 

4/ Si vous deviez nous partager un exemple d’en-cas sain après les soins thermaux, quel serait-il ?

Après les soins, la fatigue se fait ressentir !

Premier réflexe : se réhydrater. Lors des soins en rhumatologie par exemple, le curiste ne s’en rend pas compte mais il a perdu de l’eau car il fait chaud dans les services.
Ensuite, recharger le stock de glycogène avec un apport de produit céréalier (un biscuit, une tranche de pain au levain ou un petit bol de céréales) qu’il conviendra de compléter avec un fruit et/ou un laitage.

Exemple de collation : Une tisane, une tranche de pain avec un peu de fromage frais à tartiner et un fruit.

Petite astuce : les fruits oléagineux (noisettes, noix, amandes) et fruits secs sont pratiques à emporter et apportent beaucoup de minéraux et vitamines, à condition de n’en consommer qu’une poignée.

 

5/ Un futur projet à nous dévoiler ?

Oui, nous avons concocté pour 2018 un nouveau séjour : « Forme & Santé en Provence ».

Le programme alliera activités physiques variées (aquafitness, coaching individuel, marche active…) avec une prise en charge diététique. Dans le cadre propice aux découvertes gustatives et olfactives qu’est la Provence, les curistes participeront à un atelier d’initiation à l’analyse sensorielle des produits de notre région !

Et dans un plus court terme, nous préparons la journée mondiale du cœur qui aura lieu aux thermes le vendredi 29 septembre, moment privilégié pour sensibiliser et parler des maladies cardio-vasculaires.

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2 Commentaires

2 Comments

  1. Chevallier Anny paule

    24 janvier 2018 à 8 h 26 min

    Bonjour je suis en cours de diététique depuis au moins un an ç est dur quand même en plus je suis diabétique….. j aime bien avoir votre formation de la cure
    Cordialement
    Mme Chevallier

  2. Richard

    12 mars 2018 à 14 h 29 min

    Bonjour comment faire pour faire une demandè de cure nutritionnelle,merci

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